Les Hauts Potentiels Intellectuels, c'est aussi une affaire de famille | Pour les tout petits le WIPPSI 3 WISC 4 Enfants, Pré-ados
Ados et adultes, WAIS 4
| Quand ? Test de QI Comment ? | QI Pour Qui ? Pourquo |
Passer un test de QI n'est jamais inutile,
il permet d'adapter l'attente des parents aux possibilités de l'enfant.
Et en cas de difficultés du comportement ou d’apprentissage, d'écarter le
haut potentiel comme origine des problèmes ou au contraire d'en tenir compte.
Quand on doute, qu'on pense que son enfant à un développement en
avance par rapport à son âge, il est important pour des parents qui
se questionnent de trouver une réponse pour mieux
accompagner leur enfant.
Contacter un psychologue et demander que son enfant soit évalué est une
attitude et une démarche légitimes et responsables. Et, contrairement à ce que certaines personnes pensent, c'est très
rarement pour se prévaloir d'avoir engendré " un petit génie"
que les parents font passer un test de QI à leur enfant.
Certains domaines du développement de l’enfant peuvent être considérablement en
avance d’autres en retard.
Savoir pourquoi, et comment y remédier est rassurant pour l’éducateur, mais
aussi pour le pédagogue qui aura en charge l’enfant à l’école . Cela
permettra de mieux comprendre son comportement, d’être à son écoute et de
lui proposer un parcours adapté à son profil et à ses capacités (quelles
qu’elles soient).
Je vous conseille donc de continuer à être présent auprès de votre
enfant et attentif à son développement, à ses réactions lorsqu’il entrera à
l’école et surtout n’hésitez pas à demander de l’aide et à redemander un
diagnostic de QI si vous ressentez le besoin de confirmation du premier
diagnostic (attendez un an entre les deux passations).
Il faut expliquer à l’enfant les raisons de la
passation du test de QI, le mettre en confiance, le rassurer.
Comment
le préparer ?
Pour le rassurer :
- « j’ai confiance en la personne qui va te poser les
questions, nous avons déjà beaucoup discuté ensemble, c’est un monsieur ou une
dame très gentille »,
Sans pression mais avec sérieux
- « Son travail est sérieux et c’est
important que tu répondes de ton mieux à toutes les questions qu’on va te
poser, c'est intéressant et amusant »,
- « Si tu sais répondre c’est normal mais si tu n’y arrives pas, c’est normal
aussi il y a des questions faciles et d'autres très difficiles »,
-
« Je ne suis pas loin, quand ce sera fini je serai là »,
S’il va à l’école :
- « je souhaite le meilleur pour toi et je veux que tu sois dans la classe où
tu seras le mieux pour apprendre et te sentir bien avec tes camardes de
classe..."
(Attention ! le mot « copain » et « ami » a un sens
souvent différent dans la tête de nos petits précoces. Le copain est
celui que l’on choisit et l’ami celui qui ne déçoit jamais. Le camarade de
classe, lui, il est celui avec qui l'on doit composer, il peut être méchant,
gentil, agréable ou pas, intelligent ou bête. Dans une classe parfois
l’enfant trouvera de bons camarades de classe mais aucun copains, ni amis.
Respecter l’autre ce n’est ni l’aimer, ni le haïr.
L’école c’est pour apprendre, ce n’est pas le lieu des amitiés, si on trouve
un copain, un ami tant mieux sinon il faudra faire avec les autres camarades de
classes en attendant les mercredis, week-end ou vacances pour revoir son
copain ou ami du bac à sable ou de son club de judo.)
Le jour du test :
Certains jeunes enfants, très émotifs ont du mal à restituer leurs
connaissances surtout loin de la présence de leurs parents (car les
parents ne sont pas avec eux pour la passation du test de QI).
D’autres se sentent tout de suite insécurisés face à l’adulte qui leur
pose des questions. Certains ne supportent plus les mises à l'épreuve "
tu prouves que tu sais faire, tu sais compter : alors combien
il y a d’arbres, c'est quoi cette lettre... " C’est malheureusement trop
souvent le jeu des adultes qui veulent démentir les propos des parents
d'enfants HPI en mettant les enfants au défit de ne jamais se tromper pour ne
pas mettre en doute la parole de leur parent.
Cette attitude est préjudiciable à l'enfant et à sa famille.
Tout le monde est capable de poser des questions et d’attribuer une cote de
points afin de calculer un QI, ce qu’on attend d’un psychologue c’est une
analyse clinique et fine des réponses que donne l’enfant. La manière dont
votre enfant se comporte face à une épreuve chronom étrée ou pas, comment
il aborde la difficulté, est-il persévérant, anxieux, impatient … comment
évaluer sa représentation spatiale, sa motricité… Autant de points qui
pourront vous aider à
comprendre son fonctionnement et à accompagner votre enfant.
Le résultat :
Un enfant, haut potentiel intellectuel est un enfant dont le QI est
supérieur à 130, surtout de nos jours. Certains psychologues
diagnostiquent des hauts potentiels à partir de 120, 125… à ce niveau
l’interprétation du test de QI est l’analyse personnelle d’un psychologue,
d’une expérience clinique. Sa responsabilité et sa réputation sont
alors engagées.
Dans le test de QI, certains items sont plus ou moins des indicateurs d’un
développement dû au facteur social ou à l’inné… n’hésitez pas à
recontacter le psychologue et demandez-lui qu’il affine son
analyse.
Votre enfant n'est pas HPI :
Votre enfant exécute des activités et possède des connaissances
que d'autres enfants n'aborderont qu'à l’âge de 5ans, 6 ans. Son
profil cognitif le prédispose à une grande capacité intellectuelle, mais ne
permet pas de le reconnaître comme un enfant à haut potentiel intellectuel,
son QI est entre 115 et 130 sur l’échelle de Wechsler avec un WIPPSI
4.
Quelques explications :
Il faut comprendre qu’aujourd’hui les jeunes enfants (et surtout les
premiers-nés) sont souvent des enfants « intellectualisés », je ne veux
pas dire poussés ou "gavés"... mais seulement ceux de
nos enfants à qui l'on transmet inconsciemment le plus notre
héritage intellectuel et culturel, par tous les outils possibles qu'offre
notre société actuelle.
De plus, un enfant qui dispose d'un profil cognitif de plus de 110 de QI et
qui est élevé dans un environnement capable de le solliciter, pourra développer
certaines capacités assez rapidement. Ces capacités se
retrouvent surtout dans le domaine des apprentissages scolaires et des
connaissances culturelles. Mais au cycle 3 (en primaire), cette avance
n’est plus aussi vraie.
Il ne faut pas hésiter à faire repasser après 6 ans le test de
QI avec le WISC 4 aux enfants ayant passés un WIPPSI et pour
lesquels des doutes persistent.
Votre enfant est HPI.
Un
enfant à haut potentiel intellecutel aura besoin très tôt d’un
aménagement du temps scolaire, d'un accompagnement spécifique et
d’être reconnu comme tel afin de tolérer sa différence et
celle des autres enfants.
Rapprochez-vous
des associations, donnez à l'enfant des temps de rencontre avec
d'autres enfants HPI. L'éducation des HPI ne se trouve pas toujours
dans les livres, informez-vous, formez-vous. Vous serez ainsi capable
de mieux accompagner votre enfant et sensibiliser les personnes qu'il
rencontrera tout au long de son parcour scolaire.
Car la reconnaissance de l’enfant HPI est essentielle pour que l’adulte
HPI qui est en devenir (ayant réussi ou pas son parcours
scolaire et /ou professionnel) ne se retrouve pas en proie à
l’isolement social et à un grand vide de « soi ».
Vous aussi peut-être ! Et si la découverte du haut potentiel de votre enfant résonne en vous,
Il n'est jamais trop tard de refaire confiance à l'enfant HPI qu'on avait oublié et à ses rêves.
Véronique GAILLARD
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