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VOTRE EXPERIENCE EST PRECIEUSE, PARTAGEZ-LA !
VOS TEMOIGNAGES SONT TOUS ENVOYES EN APPUIS DE NOS DEMANDES AUPRES DU MINISTERE ET DE L'ACADEMIE DE MONTPELLIER. MERCI !


 Parcours de combattant(e)s... des mamans fatiguées.

1/. Bonjour, je vais partager l'expérience de ma fille scolarisée à  l 'école... Depuis la maternelle, on a décelé des problèmes chez elle. Chaque année, les professeurs demandaient l'aide de la psychologue scolaire. Elle s ennuie, est étourdie et assez lente après l'avoir vu et un test de QI qui la classe dans les moyennes haute 127. Il  conclut que tout va bien en CE2 mais ça continue en CM1, toujours les mêmes problèmes.
On me convoque. Manque d' inattention, concentration bref REpsychologue qui me dit d'aller voir un neuropédiatre sur montpellier très connu pour faire un bilan TDAH. Il a conclu que ce n est pas ça, qu elle va très bien et qu'elle est même très intelligente car les tests quel a rendu la place en âge de 12 ans maigres ses 7 ans de l époque.
Le psychologue a même remis en cause notre éducation bref on s est dit c bon mais non ! elle est de plus en plus anxieuse a du mal à s organiser donc je me rends à St élois au service...... mpea. Après une batterie de test et 6 mois d'attente,  les diagnostics est  TDAH avec dyspraxie. Désolé c'est long...
Donc pour la réguler à l'école, à la rentrée des classes, les autres élèves la mettent à part. Elle se sent seule, pleure beaucoup.
Je vais voir le directeur,  son prof qui me dit devant elle " les problèmes de votre  fille ne me regarde pas. Si ça perturbe son travail, tt le monde serait punis donc  elle compris.  On s en va là ! Je suis convoquée du moins on s' est croisé et il me dit que ma fille ne va pas bien et qu'elle doit aller voir un pedopsycatre lollllll il est directeur de ma fille depuis 7 ans et il ne sais pas son parcours ?
J'en peux plus ! Ma fille est une fille épanouie, très sociable qui a plein d amis en dehors de l'école, elle fait partie d un club
d' échec.  Et cela est vrai, elle préfère les conversations d'adultes. Je me sens déroutée et seule. Dés fois,   face à son mal être je compte la changer d'école mais je ne sais pas où la mettre.  MERCI DE ME LIRE une maman fatiguée


2/. Je suis la maman de trois garçon. Mes 2 plus grands ont été diagnositqués à haut potentiel et très haut potentiel alors qu'ils se trouvaient en grande souffrance scolaire. Pour l'aîné, aujourd'hui âgé de 17 ans, dépisté à 9 ans par la psychologue qui le suivait du fait de son mal être, l'école n'a rien fait pour lui. Refus de sauter une classe, etc. Il doit son salut qu'à ses activités extra-scolaire et notre soutien. Cela a toujours été facile, trop facile ; aujourd'hui en terminale, il panique, ne sait comment s'organiser... Il est suivi pas une psychologue et un professeur en tutorat (lycée pilote dans la prise en charge des EIP).

Son frère, âgé de 14 ans, ne sait jamais "éclaté" à l'école, se nourrissant dans les livres, etc, jusqu'à l'année passée où il a décroché complétement, idées suicidaires... Nous voyons bien qu'il était également précoce mais à quoi bon le dépister puisque rien ne changer ? Erreur !
Son collège est pilote dans la prise en charge des EIP, il a été diagnostiqué et pris en charge par toute l'équipe pédagogique du collège. Il va beaucoup mieux. Va enfin au collège avec le sourire !

Pour le dernier, 5 ans, je réfléchie à une prise en charge adaptée pour éviter des souffrances inutiles, et poursuivre son épanouissement. Il est aujourd'hui plein de vie, curieux de tout, vif d'esprit, je ne veux pas que l'école me le "casse". Ce n'est pas la directrice de l'école qui décidera de son avenir. Je vais prendre les devants.
Le combat n'est pas fini ! Bon courage à tous !


3/. Si vous saviez comment cela se passe à la Réunion ! C'est terrible !
Aucun vrai suivi malgré les équipes éducatives. 5 ans, ma fille s'accroche cette année mais je suis stresssée au moindre petit signe de recul comme un funambuliste à 15m de haut sur un fil si fragile et je me sens surtout si impuissante malgré un suivi psychologique pour la petite, malgré une référente ASH EIP qui est disponible (au tél puisqu'elle n'a jamais pris contact avec l'école).

Un vrai parcours du combattant ou parfois on a envie de baisser les bras !!

 Le saut un classe a apaisé son comportement

Il a toujours été très provocateur vis à vis des instituteurs, avec des crises de nerfs difficiles à faire passer. Il a en fait suivi la petite et moyenne section en même temps, puis il est allé en moyen-grand. Le redoublement de cette classe a été catastrophique. Son comportement était encore plus perturbé, certains gestes violents. Les apprentissages scolaires n'ont jamais posé problème. En maternelle. il savait lire, et les mathématiques sont son domaine de prédilection, encore aujourd'hui. Les sauts de classe ont plutôt amélioré son comportement, il parait plus apaisé, moins provoquant.

 

La reconnaissance de l'élève EIP n'est pas la reconnaissance de l'enfant, et réciproquement.

Sur lettre du psychiatre (et avec une évaluation psychométrique, réalisée pour appuyer la demande), je suis allée voir la principale du collège pour lui exposer les difficultés de notre fille, et ai longuement discuté avec elle.
Le professeur principal, prévenu par avance de cet entretien avec la principale, était défavorable au saut de classe de 5ème. Elle reconnaissait que les résultats de notre fille étaient excellent, mais ne pensait pas possible de pouvoir manquer tout le programme d'une année de collège.
Finalement, un saut de classe a été autorisé, mais avec notre discrétion et un changement de collège. La principale pensait ne pas pouvoir assumer auprès des autres parents un saut de classe officiel dans son propre collège.
Je pense que la lettre du psychiatre a été essentielle, et je pense que ma profession (enseignante moi aussi) a donné du poids à la demande.
Les deux années suivant ce saut de classe ont été bien vécues par notre fille. A l'arrivée au lycée cependant, elle a eu de nouveau de gros troubles anxieux et a débuté une anorexie mentale, avec 5 mois d'hospitalisation.
Notre fille est actuellement étudiante en 1ère année à Sciences Po Paris, mais sa santé nécessité toujours un suivi très régulier.

 

Le saut de la classe de CM1

Le saut de classe du CM1 (école publique) a été bénéfique, ses résultats scolaires ont excellé après le saut de classe en CM2. Ma fille a repris confiance en elle et surtout goût à l'école. La reconnaissance de l'enseignant a beaucoup joué également. Cependant aucun accompagnement n'était mis en place et aucune différenciation n'avait lieu dans la classe, mais l'enseignant lui permettait de lire après son travail, ce qui lui permettait de moins s'ennuyer. Nous avons fait le choix d'un établissement adapté dès la sixième dans un établissement privé sous contrat (classe pour enfants précoces) ma fille est aujourd'hui en 4ème, heureuse à l'école, toujours en tête de classe, très épanouie et déléguée depuis 3 ans, elle est parfaitement intégrée alors qu'elle était si isolée et malheureuse en école élémentaire.

 

Témoignage des familles sur le réseau EIP (juin 2013 à déc 2014)

25 familles de l'AEHPI LR ont contacté le réseau et témoigné sur les suites apportées. Le réseau est maintenant connu, les familles se dirigent par initiative personnelle ou sur les conseils de professeurs. Notre association continu d'orienter les familles vers le réseau EIP et de signaler leur situation. Certaines familles hésitent encore.

Bilan positif car le pourcentage de satisfaction à nettement évolué passant de 27,3 % des familles satisfaites en 2014

Si dans l'ensemble les familles disent que rien n'a changé, elles témoignent toutes de l'écoute des responsables du réseau et  d'une réponse rapide à leur demande.
Notre association est persuadé qu'avec le temps le pourcentage de satisfaction évoluera pour le plus grand bien des élèves HPI.


1/J’avais déjà sollicité le réseau l’an dernier  (absentéisme et phobie scolaire chez pour lequel il était suivi). La référente Académique avait répondu à mon courriel et avait pris contact avec le collège où il était scolarisé (13 ans-5°). Après RDV avec la principale adjointe, pas de réelle solution : « vous comprenez, s’il faut en plus dire aux professeurs d’aller voir sur le site les outils pédagogiques … » (je retrace ses paroles). Pas de suite de la part du réseau. Elle est restée aux portes du collège entre les institutionnels.

Témoignage des familles sur le réseau EIP (Déc 2012 à juin 2013)

22 familles de l'AEHPI LR ont contacté le réseau et témoigné sur les suites apportées.Toutes les familles affirment avoir connu le réseau par l'intermédiaire de notre association et l'avoir solllicté sur notre recommandation.

72.7 % des familles se disent pas ou peu satisfaites (2 familles regrettent que les aménagement scolaires se font attendre et 14 familles témoignent que rien n'a changé pour leur enfant.). Et 6 familles disent que la situations de leur enfant s'est améliorée.

Si dans l'ensemble les familles disent que rien n'a changé, elles témoignent toutes de l'écoute des responsables du réseau et  d'une réponse rapide à leur demande.
Notre association est persuadé qu'avec le temps le pourcentage de satisfaction évoluera pour le plus grand bien des élèves HPI.


1/J’avais déjà sollicité le réseau l’an dernier  (absentéisme et phobie scolaire chez pour lequel il était suivi). La référente Académique avait répondu à mon courriel et avait pris contact avec le collège où il était scolarisé (13 ans-5°). Après RDV avec la principale adjointe, pas de réelle solution : « vous comprenez, s’il faut en plus dire aux professeurs d’aller voir sur le site les outils pédagogiques … » (je retrace ses paroles). Pas de suite de la part du réseau. Elle est restée aux portes du collège entre les institutionnels.

Notre fils a fait la rentrée 2012 puis a refusé d’y retourner non plus réellement par angoisse mais plutôt par sentiment d’injustice et de révolte « tu vois , ils ont rien fait et rien ne va changer ». Suite à la non mise en place d’un PPRE à la pré-rentrée (engagement du collège en équipe éducative), nous avons pris la décision de déscolariser notre fils. J’ai donc effectué auprès de l’académie les formalités administratives en expliquant le motif de notre décision et envoyer en parallèle copie du courrier au réseau EIP 34 avec une historique de mes démarches depuis 2011, suivi d’un mail en octobre. Il a répondu à mon mail m’informant qu’il s’était entretenu avec la référente. Et m'informait le mois d'après qu’il n’avait pu avoir le principal du collège et qu’il nous tenait au courant. Je n’ai plus eu de nouvelles de lui.

MES IMPRESSIONS : Mon sentiment dans cette histoire personnelle est, qu’encore une fois, cela se joue entre les institutions et que les familles sont un peu mises en berne, voire exclues ! qu’elles subissent les décisions (ou non décision d’ailleurs !).

Je ne doute pas de la bonne foi des membres du réseau (puisqu’ils se sont manifestés quand je les ai contacté) mais je demeure sceptique sur leur poids à faire bouger les choses . A quoi cela sert-il de solliciter le réseau si la demande reste un dossier, que peu d’infos redescendent aux familles sur les démarches entreprises par ce dernier  et que l’on ne sait pas concrètement si notre démarche a servi à quelque chose ou n’aboutit pas dans l’établissement ? Certes, dans mon cas de figure, ayant pris la décision de déscolariser Thibaut, la situation posait moins de problème (sauf que Thibaut n’a pas fini sa scolarité !!!)  et puis parce que j’ai également, d’une certaine manière, laissé tomber pour le moment, préférant consacrer mon énergie à remettre sur pieds Thibaut dans son estime personnelle.

Avoir un réseau académique, c’est bien, mais faudrait-il encore qu’il puisse être autre chose qu’un lieu d’informations institutionnel, qu’il puisse être plus efficient auprès des établissements ! (Un peu d’amertume de ce côté-là, je dois bien l’avouer). (déc. 2012)


2/ mon enfant était en CP et présentait un refus scolarité et un état de souffrrance, nous avons fait faire nous mêmes le test de QI car il n'y avait aucune écoute de l'enseignante, nous avons donc pu faire intervenir le directeur et le réseau; un saut de classe nous a été proposé 4 mois plus tard, ce que nous avons accepté; malheureusement depuis la rentrée, sa spécificité n'est plus reconnue (changement de directeur de l'école) et de nouvelles difficultés se font sentir; la réponse est donc pour nous insuffisante...(oct.2012).


3/ J'ai contacté le réseau afin d'appuyer une accélération du cycle de maternelle pour un enfant amorçant la lecture à 4 ans.Déplacement de la référente et front de l'équipe pédagogique. (20 février 2013)


4/ Nous avons informé le reseau que notre fille etait HPI en octobre 2012. Le réseau EIP 34 nous a repondu rapidement en explicant qu'il transmettait notre mail a l'inspectrice de circonscritpion. Suite a cela l'inspectrice nous a aussi envoyé un mail nous informant qu'elle veillerait que des choses spécifiques soient mises en place pour notre fille ( nous ne demandions rien de particulier). Pour l'instant il a été dit qqu'un PPRE serait mis en place mais toujours rien ( cela fait trois mois)


5/ Nous avons contacté le réseau par email pour une demande de suivi de notre enfant. Nous avons eu une réponse rapide et plutôt très satisfaisante au sein du réseau. Cependant à l'école, notre enfant a été testé de nouveau à la rentrée 2012, confirmé, puis nous avons eu 2 rdv avec les psychologues et la maitresse. Cela n'a été suivi d'aucuns effets, ni de mesures particulières, excepté un atelier test d'écriture mis en place par le rased à destination d'enfants en difficultés pour les aider à trouver leur place d'élève. Par contre, après ces rdv, il y a eu une amélioration de l'anxiété chez notre enfant mais elle a toujours comme elle le dit elle-même "des problèmes avec l'école" qui lui paraissent sans solutions et qu'elle appelle "des décalages avec les maitresses". Sa demande récente est de changer d'école pour aller dans une école spécialisée - ce dont financièrement nous n'avons pas les moyens. Nous avons par ailleurs opté pour la reprise de consultations chez une psychologue. La maitresse maintenant m'adresse très peu la parole, soupire et lève les yeux au ciel fréquemment, et nous donne le sentiment d'être des parents abusifs. Malgré tout, il semble qu'un lien ait été créé avec la psychologue scolaire avec un bon dialogue possible, par contre en classe je ne crois pas que quelque chose de particulier ait été fait. Excepté que la maitresse a demandé à ma fille de ne plus rien me raconter afin de ne pas m'inquiéter et de ne pas me faire de la peine (je suis la maman). Elle est aussi grondée plus souvent, y compris par la directrice, pour ses retards (nous ne pouvons pas leur donner tort) mais il me semble que comme elles connaissent la situation (refus d'aller à l'école, simulations de maladies, maux de ventre, paralysie au lit, wc à la dernière minute, pleurs, anxiété, peurs, réveils nocturnes, difficultés d'endormissement...) elles pourraient agir différemment. En fonction de l'évolution des prochaines semaines, nous envisageons de recontacter l'inspection académique. Mon conjoint a par ailleurs demandé un entretien avec la maitresse comme prévu, et sa demande est restée sans réponse. (janvier 2013)


6/ Mon enfant de 8 ans (CE2) vient d'être disgnostiqué EIP avec un QI général de 141. J'ai contacté le réseau car je voulais savoir où inscrire mon enfant en 6e et quelles aides il pouvait avoir. Je n'ai pas eu de réponse au mail envoyé.(février 2013)

...

 

Dénie du haut potentiel et orientation SEGPA

Notre fils est détecté EIP depuis l'age de 4ans. Depuis pour tout ce qui touche à l'école devient l’enfer. Notre fils se pense en prison, n'aime pas l'école, a juste des résultats moyens....Nous avons tenté de faire entendre sa différence auprès des enseignants...en vain..."Vu c'est résultats....on voit pas la précocité"...Pourtant tous l'affirme , le psychologue, le CMP, la psychomotricienne...même nous, nous voyons la différence au quotidien. A la maison c'est un enfant, normal, heureux, sans trouble du comportement....Alors que l'Ecole veut le mettre sous traitement médicamenteux, l'orienter en SEGPA...
La rentrée prochaine le Collège....pour nous l'enfer qui va commencé....si rien ne change!! .

 

Heureusement que l'aide est venue de l'association AEHPILR

Une rentrée en 6eme avec beaucoup de curiosité, a très bien intégré le changement d'organisation par rapport au primaire. Des difficultés peu visibles dans les aprentissages, qui se sont agravés au fil des classes. Au (02cun ppre ou autre n'a été mis en place pour guider mon enfant et l'aider à trouver des méthodes de travail. Heureusement que l'aide est venu de l'association AEHPI LR



LETTRE OUVERTE : "Précocité Intellectuelle et échec scolaire"

Madame, Monsieur,

Mon fils, en Terminale L n'a pas obtenu son bac cette année. Au regard statistique, Gabriel a déjà fait mieux que 20% d'enfants surdoués qui s'arrêtent avant le bac.

Je tiens par la présente à remercier ouvertement Mme FAIVRE, Conseillère Principale d'Education au Lycée, Mr Chamont, Psychanalyste à Nîmes et Mme GAILLARD, consultante spécialisée sur le sujet de la Précocité Intellectuelle à Montpellier pour leur aide dans les moments difficiles.

Je considère également de mon devoir de témoigner, d'alerter et d'agir.

S'il suffisait de gronder Gabriel quand il était petit pour le faire travailler, il a fallu beaucop punir à partir de la 6ème et à l'arrivée en troisième, les hostilités étaient déclarées. Rentré en guerre mais écrasé par une scolarité de plus en plus lourde, Gabriel a fini en seconde par déserter. Sa mise en danger "scolaire et personnelle" a conduit à presque 16 ans à la détection de sa précocité intellectuelle.

La précocité intellectuelle n'est pas sujet nouveau mais j'ai pu éprouver qu'il reste aujourd'hui encore un sujet mal connu quand il n'est  pas tout simplement nié.
Il est important de souligner ce point ; dans le cas de Gabriel, le manque de compréhensions - à commencer par le mien - l'absence de reconnaissance et même parfois l'animosité n'ion fait que nourrir son aversion scolaire er le conforter dans ses positions de repli et d'abandon.

Quand bien même le mot "précocité intellectuelle" a été posé sur le mal "scolaire et identitaire" du jeune, il ne le transforme pas pour autant du jour au lendemain en élève modèle et virtuose.
Tout au plus Gabriel s'est-il vu rajouter en plus la responsabilité de réussir, la culpabilité d'échouer...

"Poupon amorphe" en seconde, "manipulateur" en première, Gabriel a décroché en terminale avec "ses états d'âme".
Bien dommage et dommageables ces qualificatifs. On aurait pu trouver aussi "Différent, sensible, attachant, percutant" et l'engager sur la voie de la réussite.

A sa demande, Gabriel suivra les cours du CNED cette année.

"Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ces capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu'il est stupide." Albert Einstein.

Veillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.
A.M.
(Le prénom a été changé à la demande de la famille)

 

L'intervention de l'AEHPI LR au cours de la scolarité de mon fils


Madame,

Par la présente, je souhaite témoigner du cursus de mon fils qui a évolué grâce à votre intervention au cours de sa scolarité.

Dans les faits, mon fils Pierre a fréquenté une école élémentaire du secteur privé sous contrat de l'éducation nationale. Son comportement pertubateur et déstabilisant l'équipe éducative, j'étais convoquée chaque année depuis la maternelle par la directrice de l'établissement m'invitant à conulter la psychologue scolaire pour faire passer des tests à mon fils. Les résultats de ces premiers tests révélés, la psychologue scolaire m'invitait à consulter une psychologue clinicienne pour évaluer le quotient intellectuel de l'enfant. C'est alors que les résultats ont révélé sa précocité, mon fils avait 4ans et 1/2 .

La psychologue préconisait le saut de classe immédiat pour canaliser l'énergie de mon fils hyperactif.

J'ai alors sollicité la directrice de l'école élémentaire pour le saut de classe; malheureusement , elle s'y opposait farouchement. Vous avez pû vous rendre disponible pour m'accompagner et rencontrer la directrice, vous avez su la convaincre pour le saut de classe. Mon fils a alors sauté le CM1 (il est passé du CE2 au CM2).

En fin de CM2, le conseil de cycle obtait pour un redoublement au motif que les résultats de Pierre étaient insuffisants pour rentrer au Collège. Déstabilisée, je vous ai sollicitée : vous m'avez conseillée de contester la décision du conseil de classe et j'ai fait appel sur vos recommandations. J'ai eu gain de cause, mon fils est alors rentré au collège, en classe de 6ème.

Depuis, il a continué son parcour sans embuche : a obtenue son brevet avec mention, est rentrée au lycée en septembre 2011 et est admis en 1er S-SI. Parallèlement à sa seconde, mon fils a préparé son B.I.A (Brevet d'initiation à l'Aéronautique) et à réussi là encore son brevet avec mention. Pierre est né en juin 1997, il vient d'avoir 15 ans.

De plus, je suis convaincue que les sorties organisées régulièrement avec vos services permettent à nos enfants de s'épanouir encore mieux ; mon fils a toujours plaisir à retrouver les copains qui lui ressemblent.

Merci encore pour tout ce que vous faites et dans l'attente d'une prochaine rencontre à la rentrée, je vous prie d'agréer, madame, mes sincères salutations. Laurence. B

Lettre de Daniel Jachet aux  responsables des associations pour EIP

Chers amis,

Il faut rendre hommage à votre travail, acharné, constant, passionné, pour faire avancer la cause des petits eip (ou surdoués, hp etc..).Ce sont vos documents qui m'ont permis de découvrir le phénomène et ont permis à d'autres enseignants d'adapter leur pédagogie.
Notre expérience a conduit à mieux connaître le fonctionnement intellectuel des élèves grâce à la précieuse contribution des psychologues. Il est désormais admis que , de l'école primaire au collège, les élèves ne doivent pas se sentir isolés comme le voudrait immanquablement leur répartition statistique moyenne: un enfant pour vingtcinq par classe d'âge soit environ un enfant par division. Il est admis qu'il est souhaitable que les enseignants reconnaissent la réalité physiologique et psychologique du phénomène et qu'ils soient volontaires pour en tenir compte. Faute de quoi c'est l'échec.

La loi d'orientation et les circulaires ministérielles qui l'ont suivies conduisent à souhaiter l'intégration de toutes les formes de handicap dans tous les établissements. Je ne parle que de ce que je connais: l'enseignement public, et j'ai déjà expliqué dans Le Paradoxe que vouloir l'intégration partout, c'est ne la réaliser nulle part.
La formation des maîtres est loin d'être systématique même si on note de louables initiatives dans plusieurs académies ( grâce à vos associations), et les circulaires restent trop souvent des voeux pieux pour qui voudra bien les exaucer.

Il serait plus réaliste de se fixer pour objectif des établissements répartis sur le territoire national avec le projet de constituer des équipes opérationnelles et d'y autoriser les regroupements d'enfants nécessitant cet accueil spécifique qu'on appelle pédagogie différenciée. Des objectifs limités à l'école primaire et au collège (en laissant à l'école maternelle l'éventuelle détection et en reconnaissant qu'à partir de la seconde les jeux sont faits) constituent un projet réaliste tenant compte des ressources humaines disponibles.
Il ne renie pas le principe des classes hétérogènes si on prend soin de respecter dans les classes des proportions de 50/50. Il nécessite que l'on ne revienne pas sur la souplesse donnée par le ministère précédent à la sectorisation.
La validation des projets présentés par les écoles et les collèges volontaires serait de la responsabilité des Inspecteurs d'Académie et leur mise en place serait rendue publique.
Voilà, chers amis, qui mériterait d'être proposé au ministère par une démarche commune de vos associations. Tout vous rassemble quand on vous lit ou vous écoute. Vous avez le même désir de voir, enfin, reconnue la condition scolaire de vos enfants. Nous avons tous le même désir de mettre un terme à la souffrance et au gâchis. 

Daniel Jachet (Courrié adressé aussi aux responsables de l'ANPEIP, de l'AFEP et de l'AAREIP)

L 'enseignant de mon fils utilise la pédagogie différenciée pour tous

C'est avec le plus grand plaisir que j'aurais aimée participer à ce débat* qui me touche personnellement car mon fils de 8 ans est un enfant "précoce", "surdoué", "à haut potentiel intellectuel": comment le qualifier ? Malheureusement, je ne peux pas y assister car je dois m'occuper de mes enfants à cette heure tardive. La langue française n'a pas de mots pour parler de ces enfants, les enseignants ne sont pas formés pour accueillir, ni dépister ces enfants...

Mon fils a la chance d'être dans une école d'application et d'avoir des enseignants très compréhensifs donc ils lui ont fait sauter 2 classes : il est passé de la moyenne section en CE1. Il vit parfaitement bien sa scolarité, il est parfaitement intégré dans sa classe. Mais le saut de classe est-il la seule solution pour ces enfants? Je suis contre ces écoles privées qui sont des boîtes à enfants précoces, où on paie une fortune et notre enfant sera le plus jeune bachelier de France et passera à la télévision. Je suis pour la mixité sociale et intellectuelle, mais peut-être manque-t-il en France un service permettant à ces élèves de progresser dans leurs aptitudes. Voici une petite anecdote: un jour, le maître de mon fils était absent, un remplaçant est venu dans leur classe pour la journée. Il a donné des exercices à faire. Mon fils avait tout fini avant la récréation du matin et il a passé le reste de sa journée à dessiner des mandalas... n'est-ce pas dommage de ne pas exploiter ses capacités et de le laisser s'ennuyer au fond de la classe pendant que les autres travaillent? Fort heureusement son maître actuel utilise pour chacun de ses élèves une pédagogie différenciée et mon fils comme les autres enfants travaille à la hauteur de ses capacités, mais ces enseignants sont rares et souvent la scolarité des enfants précoces n'est pas un long fleuve tranquille.

* Fim "Vitus l'enfant prodige" suivi d'un  débat organisé  par l'AEHPI LR : Quelle vision avons-nous de ces enfants ? De brillants élèves, des génies comme Einstein ou même Mozart ?... Certains pensent que c'est plus un handicap qu'un don, d'autres diront qu'ils doivent s'adapter, se fondre dans la masse au risque de nier leur potentiel. Qu'en pensez-vous ?

Une professionnelle  "j'ai découvert le concept de norme et d'exception"

Je me permets de vous contacter suite à votre intervention au stage " Précocité intellectuelle et scolarisation "*.

Au départ j'avais choisi ce stage en pensant qu'il pourrait enrichir ma pratique professionnelle ( je travaille avec des ENA et des élèves en difficulté scolaire ) et aussi par intérêt personnel pour le sujet, mais la dernière demi journée de stage m'a énormément interpellée sur le plan personnel au travers d'exemples et d'anecdotes dont vous nous avez fait part.
J'ai en particulier découvert le concept de norme et d'exception car jusque là, la norme c'était ce que je vivais moi ... Ma fille, qui est maintenant en 5e, a sauté le CE2 en cours d'année à la demande de sa maîtresse, et mon fils est passé en CE1 en septembre dernier après un seul jour de C.P., à la demande de sa maîtresse de grande section et de la maîtresse qu'il devait avoir en C.P. Les deux enfants travaillent avec beaucoup de facilité et de sérieux et obtiennent d'excellents résultats scolaires, toujours en progrès exponentiels, ils adorent l'école, pourvu que ça dure. Ma fille est très créative et mon fils adore le sport, il fait du foot en club et des échecs en club 2 fois par semaine. Tous les deux ont été testés au RASED mais suite au stage je regrette que nous parents n'ayons eu qu'un compte-rendu oral. De plus, la psychologue scolaire a catégoriquement refusé de nous communiquer les résultats chiffrés obtenus aux différents tests, craignant sans doute que nous en faisions un usage revendicatif auprès de l'école. Or il se trouve que nous avons eu la grande chance de voir les cas de nos enfants très bien pris en compte par l'école, et toujours à la demande des enseignants, car jamais nous n'aurions osé nous manifester et de leur côté nos enfants ont un très bon comportement à l'école. Ma fille entre dans l'adolescence et se pose des questions sur son niveau intellectuel et sur la fameuse " norme ". Quant à moi, j'ai toujours trouvé que mes enfants étaient tout à fait normaux et que c'étaient plutôt les autres qui étaient un peu " lents ", mais suite au stage je me demande pour la première fois s'ils ne seraient pas HPI ... C'était amusant quand la psychologue scolaire nous a dit suite au test de mon fils que les deux enfants étaient très différents mais qu'ils avaient cette même logique mathématique, qui, a-t-elle ajouté, vient sans doute du papa ( mon mari est prof de maths ! ). J'ai été très vexée car je me considère au moins aussi logique que mon mari !

J'ai commandé deux des ouvrages que nous avez permis de feuilleter, mais j'ai deux grandes interrogations :
- en quoi certaines formes d'autisme et le HPI se ressemblent-ils au point de pouvoir provoquer un mauvais diagnostic ?
- il est fait plusieurs fois allusion à la maltraitance des enfants HPI, or s'agit-il d'une maltraitance plutôt dans le cadre scolaire du fait de la différence de ces enfants, ou plutôt dans le cadre familial du fait que ces enfants peuvent être entre autres déstabilisants et épuisants pour leurs parents ?
Ce sujet m'intéresse entre autres car j'ai un élève de 5e que je " soupçonne " depuis le début d'être HPI, or cet enfant a aussi des troubles du comportement, est sous traitement médical et est placé en maison d'enfants depuis qu'il a 5 ans. Sans doute a-t-il été testé à maintes reprises, aurait-on pu passer à côté du diagnostic HPI ? D'avance merci si vous pouvez me répondre, mais je comprendrai que vous soyez trop occupée.

* Formation continue DAFPEN "Précocité intellectuelle et scolarisation", intervenant : Véronique GAILLARD

Hyperactivité, dificit d'attention, retard scolaire.. et HPI, un manque de prise en charge adaptée et de diagnostic précoce.

Ma fille a 10 ans et a été diagnostiquée "précoce" en cp après deux ans de "recherches" de ma part car je ne comprenais pas ce qu'elle avait: une hyperactivité cérébrale avec un lourd déficit d'attention a pu être révélée, et des médicaments ont pu enlever (un peu!) ces symptômes qui camouflaient le hpi.
Depuis cinq ans je demande de l'aide, auprès de personnel enseignant,médical,ou thérapeutique, et depuis cinq ans je me heurte au silence et à l'incompréhension générale, et -pire ! aux jugements.
Depuis cinq ans absolument RIEN n'a été mis en place pour aider ... dans sa scolarité, sinon un léger "goutte à goutte" très alèatoire sans aucun travail d'équipe, malgrè mes multiples appels. Quant à la cotorep, elle a tout simplement refusé le dossier de ma fille.
Résultat: J'ai dû déscolariser en urgence ma petite fille qui devenait carrément dépressive. Elle va mieux,mais ce n'est pas une solution, ni pour elle, ni pour moi. Moi-même ancienne hpi dont la vie fut un fiasco et demeure extèmement compliquée dans mes "différences", je ne parviens pas à aider ma fille sans aucun soutien extérieur. Je vis seule avec elle et tente de survivre avec très peu de moyens financiers. Je ne pense pas demander la lune en souhaitant simplement qu'elle puisse suivre une scolarité tout en gardant confiance en  elle-même.
Merci à madame gaillard pour tout ce qu'elle a pu m'apporter jusqu'à maintenant, grâce à elle je me décide à refaire confiance après toutes ces années et de tenter une nouvelle approche avec l'école en compagnie de votre association.
 Cordialement.

Malententus, mauvaise orientation, démotivation...  un ado en décrochage scolaire    

Bonjour, par manque de moyens financiers, malheureusement nous n'avons pas pu mettre notre fils dans une école spécialisée pour enfant précoce découvert à l'âge de 5 ans 1/2. A ce jour, il a 15 ans ½ redouble la seconde au lycée "...". Erreur du professeur principal de 3ème d'orientation pour la seconde, on lui a imposé SES, il souhaitait ISI, ce qui n'a pas motivé notre fils d'ou décrochage, manque d'intérêt. Nous l'avions signalé par mail au directeur du collège, sa réponse « ce n'est plus de mon ressort, les dossiers sont terminés, voir avec le Lycée ».
Ce que j'ai fait rentrée 2009, j'ai rencontré le conseiller d'orientation au lycée, réponse : " « les classes sont faites, trop tard... », Conclusion : il a raté sa 1ère seconde, démotivé.
Cette année il recommence donc une seconde avec la nouvelle réforme : Enseignements d’exploration : 1) Principes fondamentaux de l’économie et de la gestion 2) Méthodes et pratiques scientifiques.
Nous avons discuté avec le directeur du lycée en juin 2010 pour une rentrée en seconde S, car c'est que souhaite notre fils, et résumé le cas de sa précocité et l'erreur d'orientation fin de 3ème, mais en vain. Nous lui avons expliqué qu'il s'accommode à sa classe, que si il était dans une classe de tête, il s'adapterait.
Mais rien à faire pour le passage en 1ère S avec le Directeur… Notre fils n’avait pas la moyenne des statistiques du Directeur !!!!
Nous ne sommes pas entendus depuis la primaire....quel gâchis !!!!

La vie de tous les jours en un combat permanent

Parents d'un garçon de 8 ans (CE1), découvert HPI en CP, très démunis par ses accés de colère et sa résistance à l'autorité.
Après consultations orthophoniste, orthoptiste, psychologues, neuro-pédiatre, nous ne trouvons pas de réponses spécifiques à la personnalité de notre fils. Dyslexie? Dysgraphie?
Entre souffrance familiale  et épuisement moral quasi quotidien nous avons l'impression que la vie de tous les jours est un combat permanent entre lui et nous. Mais bien sûr  beaucoup de moments merveilleux aussi.
Comment l'aider? Comment l'accompagner ? Comment trouver une sérénité pérenne dans nos relations au quotidien ?

 Des changements parfois s'imposent  !

Maman de deux enfants précoces je suis bien contente de recervoir vos programmes. Je remercie aussi Veronique Gaillard qui m'a beaucoup aidé après la decouverte du diagnostic de mon petit dernier  qui rencontrait un réel souci d'adaptation et de sociabilisation en milieu scolaire.
Aujourd'hui nous avons encore des hauts et des bas mais nous nous en sortons pas si mal dans l'ensemble après de nombreux parcours (changement d'ecole, suivi pèdo psy , psychomotricienne experte en graphologie) qui auraient pu être évités.

Mon petit bonhomme pleura devant l'injustice... En CP avec 80 % de réussite au évaluation de CE1


Je tiens  à témoigner de mon expérience personnelle concernant les difficultés rencontrées dans la prise en compte de la « précocité intellectuelle » de notre fils  au cours de son parcours scolaire, et de l’aide bénévole précieuse apportée par une association telle que l’AE-HPI LR .

Notre fils  s’est toujours montré « vif ». Tout petit, vers 2 ans, alors qu’il était en crèche, je me suis un peu inquiétée, me demandant s’il était hyperactif (il en était beaucoup question à l’époque), car je le trouvais hyper réactif (en intensité de réponse et en rapidité de réaction) à toute sollicitation sonore. Heureusement, à la même époque, les dames de la crèche m’ont fait remarquer qu’il était capable d’attention particulièrement soutenue lors des activités calmes, assis à une table. Je me souviens de ma réaction « Ah vous me rassurez car je commençais à me demander s’il n’était pas hyperactif !? »


Les années suivantes nous avons vu notre enfant se développer de façon toujours vive mais sans accrocs. Nous le pensions vif, mais sans plus.
Il est vrai qu’il nous a un peu étonné lorsqu’il nous a montré qu’il faisait des soustractions complètement axées sur le quotidien vers 3 1/2 ans…et qu’il nous sollicitait pour des « devinettes » arithmétiques (calcul mental en fait) ou encore qu’il avait très bien compris à l’oral le mécanisme des syllabes avant l’âge de 5 ans. Il était également très demandeur pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture vers 5 ans, mais dans le souci de ne pas « devancer » l’enseignement scolaire, je freinais des quatre fers… tout en m’interrogeant sur le bien-fondé d’un apprentissage de ces matières… si tardivement.

Je dois préciser que je viens de l’île Maurice, au système scolaire anglo-saxon où on apprend à lire et à écrire à l’école primaire … l’année de ses 5 ans. Et ce, à travers 2 langues étrangères du fait de l’histoire culturelle : la majorité des enfants ayant le créole comme langue maternelle alors que l’enseignement est en anglais et le français une langue de communication importante. Il est à noter qu’il existe par ailleurs une « passerelle » pour ceux de début d’année (nés entre Janvier et Mars), sous forme de petit test d’aptitude : l’enfant de début d’année « apte » au vu des résultats à ce test étant alors invité à sauter une classe pour se retrouver avec des enfants présentant le même développement. Ceci se faisait il y a 40 ans dans un pays relevant du « tiers monde »…

Mais revenons à . Il était très pressé d’entrer en CP pour apprendre et « avoir des devoirs ». Mais peu de temps après il a commencé à s’ennuyer. Il fut reçu par le RASED qui, sans nous en parler au préalable, plutôt qu’un test de QI, opta pour la passation d’un test d’entrée en CE1 à l’automne de sa CP. A l’issu de ce test nous avons été convoqués pour un compte-rendu . On nous y apprit qu’il avait réussi ce test à plus de 80%, mais que pour des raisons de lenteur à des rubriques où la lenteur n’était toutefois pas un critère d’évaluation ( !) et parce qu’il savait « on se demande comment les résultats à des calculs sans savoir les poser » (car bien entendu, trouvant très profitable que notre fils s’amuse à faire du calcul mental, et me refusant toujours de devancer l’école, je m’étais bien abstenu de lui apprendre à poser les calculs !!!), il serait en difficulté dans la classe supérieure si les enseignants décidaient de le faire sauter une classe…. Notre petit bonhomme de 7 ans pleura devant l’injustice et l’illogisme d’une telle réflexion. Il finit toutefois sa CP avec de fort bons résultats et peu d’éclats… et peu d’enthousiasme aussi.
Interrogative, au cours de l’été je me documentai un peu sur le sujet de la précocité.


Après quelques semaines de CE1, notre fils se mit à faire des difficultés pour se lever, pleurant et décrétant que c’était « trop nul l’école car [il] savait déjà tout ça ». Retrouvant de vieilles coupures de journaux traitant du sujet et qui m’avaient interpellées avant même d’être mère – allez savoir pourquoi…- j’ai retrouvé les numéros de téléphone de diverses associations en faveur des enfants « précoces ». J’eus un contact très positif (une oreille très attentive et bienveillante) auprès de Mme Véronique Gaillard de l’AE-HPI Languedoc-Roussillon, qui me conforta dans l’idée que mon enfant présentait bien des aspects de l’enfant « précoce ». Elle m’informa également de la tenue d’une réunion d’information mensuelle et GRATUITE et comble de chance, la prochaine séance avait lieu le Samedi suivant.
Je me résolus à m’y rendre, encore timide et peu sure de moi quant à la bonne démarche à adopter et gênée par ma « grosse tête de mère qui fantasme sur son enfant » comme me l’avait fait remarqué des proches à qui j’avais timidement osé m’ouvrir sur le sujet de mes interrogations de mère attentive.

En tout cas ce fut une chance que d’avoir pu assister à cette réunion, précisément à cette étape cruciale de mon questionnement, car en répondant à un petit questionnaire concernant mon fils, sur 18 questions je me retrouvai à cocher affirmativement plus de 15. J’y rencontrai également une psychologue anciennement psychologue scolaire, qui quelques jours plus tard rencontra mon fils afin de lui faire passer le fameux test de QI. Il est à remarquer que cette démarche rapide nous fut possible parce que nous avions les moyens de consulter une psychologue en libéral.
Je tiens à signaler 2 choses assez troublantes. Alors que j’étais jusqu’alors assez indécise quant à la démarche à suivre, du jour où je me suis dite que j’allais assister à cette réunion, mon époux et moi-même avons senti mon fils apaisé et beaucoup plus serein, comme soulagé qu’on s’intéresse enfin vraiment à son « problème ». De même, lui qui peut être si timide et réservé s’est montré tout à fait enthousiaste et volontaire lorsque je lui annonçai qu’il rencontrerait une dame qui lui ferait passer des petits tests sous forme de jeux/questions.
En tout cas, bien nous en prit car il s’avéra que notre fils de 7ans 3./4 avait un QI total de 151 points avec un raisonnement perceptif établi à 155 points. C’est-à-dire que non seulement il était HPI, mais même THPI… De plus, le bilan psychologique nous apprit qu’Il avait « développé un syndrome dépressif en réaction au contexte scolaire au sein duquel il ne s’épanouissait plus ». Et bien sûr, malgré toute notre attention, nous n’avions pas soupçonné cela ca notre fils a toujours été un enfant qui « prend sur lui ».


Au vu de ces résultats, j’osai finalement retourner voir le conseil pédagogique de l’école et ce, avec le soutien du maître de cette année là qui m’avait approché quelques temps plus tôt pour me dire que « ça va bien vous savez. » Et, devant mon manque de réaction (car en effet, consciente du manque d’ouverture du corps enseignant sur le sujet,.je m’étais résolue à ne plus aborder le sujet, fût-ce de loin ) il avait ajouté : « Ca va même très très bien… ». Ce qui me permit de parler plus librement des démarches qu’on avait entrepris unilatéralement.
Le dialogue avec l’école fut donc rétabli grâce à cet enseignant et son ouverture d’esprit, et l’équipe pédagogique décida à l’unanimité d’un saut de classe à la rentrée suivante (saut de la CE2). Quant au trimestre restant, le maître proposa avec l’accord de sa direction, de lui donner du travail supplémentaire, lorsqu’il finissait en avance (ce qui était coutumier). Notre fils adora cela : qu’on lui demande de faire des choses « plus compliquées » … mais en réalité simplement en accord avec ses capacités réelles et l’effort qu’on pouvait légitimement solliciter de sa part pour maintenir son intérêt - et non correspondant artificiellement à l’étiquette de niveau de classe d’âge à laquelle il appartenait.

Sa CM1 s’est merveilleusement bien déroulée. Quelques semaines après la rentrée il disait spontanément « Je ne suis pas forcément celui qui finit toujours en premier, mais je me sens à ma place » ou « Au moins je ne m’ennuie plus ». Il y avait toutefois une certaine lenteur en ce qui concernait la graphie.
En fin d’année il disait « Quand même je m’ennuie parfois en maths. C’est trop facile »? Il avait plus de 18,5 de moyenne générale pour l’année, sans aucun effort… à part pour l’écriture et l’apprentissage des tables de multiplications… qu’il se dit toujours incapable d’apprendre, préférant retrouver les résultats à chaque fois… De même, il a encore du mal à apprendre les verbes, lui qui a pourtant avidement dévoré plus de cent romans de 100 à 500 pages au cours de l’année... Le « par coeur » non contextualisé lui étant toujours très difficile.


Il est probable que sans notre intervention personnelle, grandement aidée par le soutien moral et la somme d’informations apportées par une association de parents bénévoles telle que l’AE-HPI, notre enfant particulièrement sage et docile, serait encore à se morfondre dans la classe correspondant à son âge - ou alors, en train de ruer dans les brancards, car en grandissant il est plus affirmé et turbulent - et aurait peut-être fini par décrocher d’ennui…

Je tiens à dira par ailleurs, qu’étant moi-même enseignante d’anglais dans le second degré, avant même d’être confrontée personnellement à ce sujet, à plusieurs occasions, j’ai été choquée par les propos de certains enseignants sollicités par des parents suite à des test de QI. J’ai ainsi entendu des réflexions pleines de sarcasmes , telles que « Ah encore un p’tit génie. Combien celui-là ? Ah ces parents… » que ce soit en primaire (où j’intervenais ) ou en secondaire.
Ces réactions basées sur des manques de formations voire simplement d’informations, sont inacceptables concernant des professionnels censément responsables de l’éducation de publics hétérogènes, dont des « précoces ». Car quel gâchis que de passer à côté de tels trésors, car outre le fait de ne pas arriver à développer toutes ces potentialités, il arrive que faute d’une sensibilisation et d’un savoir-faire adapté, les enseignants les mènent à un échec scolaire inéluctable. Voire à un échec personnel… Même s’il est évident que les enseignants seuls ne sauraient être tenu responsables de tout...
Mais on ne peut nier qu’en ce qu’il s’agit des problèmes d’apprentissages et d’enseignements, tout naturellement, les parents ont tendance à avoir une foi absolue dans les professionnels que sont les enseignants, sans avoir aucunement conscience à quel point ceux-ci sont dépourvus, peu aidés et absolument pas formés, ni même informés concernant ce « problème », ainsi que d’autres, tels que la dyslexie, l’autisme ou bien d’autres handicaps…
De même, j’ai été fort étonnée, voire choquée, d’apprendre que les psychologues non plus ne sont pas forcément formés à ce qu’est la précocité intellectuelle et les spécificités de fonctionnement s’y rattachant. Ce qui est aberrant à notre époque après toutes les avancées internationales significatives en psychologie et neurosciences.
Il m’arrive de penser qu’être un enfant « HPI » dans ce monde régi par des normes si strictes et absolues, présente nombre de similitudes avec l’état d’extra-terrestre sur terre.

Concernant la rigueur avec laquelle on détermine la classe « normale » d’un enfant, je me suis toujours étonnée de l’absolutisme avec laquelle on s’attache à dire qu’un enfant doit être en CP l’année (civile ! ) de ses 7 ans… alors même que l’année scolaire, elle, est décalée de 3 mois. Cette double contradiction montre l’absurdité absolue de l’application rigoureuse de cette règle. Car non seulement on ne tient pas compte de la variabilité du développement entre l’enfant né en Janvier et celui né 12 mois plus tard… Mais en plus, si on voulait pousser la logique à son terme il eût fallu se caler non sur l’année civile mais sur l’année scolaire en cours. Entrerait alors en CP l’enfant qui a ou aura 7 ans entre le 1er Septembre et le 31 Août
.
Avec une règle, à la base illogique, on peut se demander comment on arrive à une application si excessivement rigoriste … qui finit par fait passer les HPI pour des « aliens » … et leurs parents pour des êtres à grosse tête !

 Le saut de classe nous a sauvé ! tics, irritabilité, crises de larmes... 

Deux enfants HPI, diagnostiqués en maternelle suite à un changement radical de leurs comportements après quelques mois de scolarité : maux de ventres à répétitions et refus de se rendre à l’école véritables crises de larmes et hurlements en chemin, irritabilité excessive à la maison alors que tous deux étaient gentils, capables d’écouter pendant des heures des histoires et curieux de tout. Dans les deux cas, il fallut se bagarrer pour faire reconnaître leur spécificité d’enfants HPI par les enseignants, et ce malgré des rapports de psychologues sérieux et le soutien d’associations. L’obtention de sauts de classe fut l’issue de véritables bagarres avec les représentants de l’éducation nationale, deux commissions d’appel gagnées et miraculeusement une proposition spontanée de saut du CM1 pour l’aîné après une sensibilisation de Madame Véronique GAILLARD dans l’école et …soit dit en passant une véritable révélation pour l’équipe enseignante qui maintenant a parfaitement intégré le cas des HPI et poursuit seule ses prises en charges … et oui c’est possible !

L’aîné a actuellement 13 ans, en 2nde avec deux années d’avance, il a même refusé un troisième saut de classe préconisé par le psychologue et suggéré par la directrice de son collège, préférant continuer sa route avec ses copains car parfaitement intégré et bien dans sa peau. Ses deux sauts de classe ont été salvateurs pour lui, qui avant cela avait développé un comportement limite hyperactif et des tics épouvantables.
La cadette a 10 ans, elle est en 5ème, heureuse de se rendre en cours et bien intégrée, elle a, elle aussi préféré ne pas sauter une 3ème classe malgré quelques difficultés à réfréner sa spontanéité et son bavardage en classe car elle s’ennuie encore souvent …
Nous tenons à témoigner de l’utilité du saut de classe puisque rien d’autre ne peut leur être proposé, puisqu’en France on refuse d’exploiter les talents et que l’on préfère mettre le doigt sur ce qui ne va pas plutôt que de mettre en valeur ce qui va !
Nous appartenons à la classe moyenne de la population française (papa technicien et maman au foyer) et dépendons d’un collège classé en ZEP, nos deux enfants rentrant à 9 ans en 6ème, nous avons dû faire des sacrifices financiers importants en les inscrivant dans un collège privé sous contrat. Rien n’est pensé pour nous aider (malgré l’économie que constituent ces réductions de parcours pour l’état …)

Le saut de classe nous a sauvé mais il est loin d’être parfait, heureusement, les rencontres au niveau associatif avec leurs pairs permettent de redonner un souffle positif et de regonfler les motivations. Mais pourquoi ne pas envisager une école, un collège et un lycée référents par académie pour regrouper nos enfants HPI et réunir ainsi de bonnes conditions d’études, d’approfondissements et de repères, en symbiose tout simplement ?

Choisir entre :  Exil ou Ennui

Je suis en enseignante en primaire, il est très difficile de mettre en place un passage anticipé car ces enfants sont très souvent mal perçus et donc souvent "mal reçus"...En un mot : que les gens sachent qu'ils n'ont pas "la science infuse" !!!
D'autre part, mes 2 enfants, après de nombreuses péripéties ont fini par demander, en 4ème, à partir à Aubenas... Là-bas, l'internat c'est l'enfer, mais ils ont enfin trouvé un intérêt pour l'école...

Les hpi, toujours trop jeunes pour satisfaire leurs besoins

Mon fils vient de rentrer en 3ème avec 1 an d'avance. Il doit effectuer un stage en entreprise en décembre ; il a moins de 14 ans et donc se trouve bloqué dans le choix des entreprises, car trop jeune ! Il est passionné par les avions depuis plusieurs années, veut devenir pilote de chasse et l'Ecole Supérieure des Métiers de l'Aéronautique à Montpellier (ESMA) serait l'entreprise la mieux adaptée pour lui. SAUF QUE son professeur de technologie m'a appris hier qu'il était trop jeune et ne pourra pas aller où il souhaite. Au motif, qu'il y a eu jurisprudence... Et qu'il ne pourra aller que dans une entreprise familiale ou dans une structure publique. Qu'en est-il alors ? Quelle aide pouvons-nous avoir pour satisfaire leur besoin ?

HPI, un long calvaire menant parfois jusqu'à l'hospitalisation

Je suis la mère d'un adolescent HPI (dix-sept ans), et je veux juste attester des souffrances qu'il a vécues tout au long de sa scolarité (primaire et secondaire, car au lycée cela va mieux) de par sa "différence", son "décalage" : il a été mis à l'écart par ses camarades, harcelé, voire même persécuté. Son enfance n'a été qu'un long calvaire, et cela parce qu'il n'existe pratiquement pas de structure en France pour accueillir ces enfants, pratiquement pas de classes spécialisées pour eux, et qu'on les abandonne à leur solitude. Il y a des systèmes d' aides aux élèves en difficultés d'apprentissage, où sont celles qui permettraient à ceux qui ont un fort potentiel de l'utiliser, et de s'épanouir ?
Mon fils est, depuis deux ans, en traitement médicamenteux et hospitalisation de jour (une fois par semaine). Il est en Terminale, avec un PAI, et met tout en oeuvre pour suivre des études qu'il aime. Mais s'il avait pu bénéficier d'un enseignement approprié, il ne serait pas devenu cet adolescent qui a besoin de hautes doses de neuroleptiques pour affronter ses angoisses, à cause d'un trop douloureux vécu.
Je plaide donc pour que l'on crée des classes, voire des établissements, où ces enfants puissent développer leurs aptitudes, et ne pas se sentir exclus, rejetés, mais au contraire encouragés à donner le meilleur d'eux-mêmes.

Solution d'enfant HPI : passer le moins de temps à l'école

Je suis un enfant HPI et j'ai sauté plusieurs classes. Il y a eu une année où beaucoup d’élèves m’embêtaient car j’étais plus petits qu’eux et ils me traitaient d’intello alors que je n’en suis pas un. Je ne me vois pas comme cela, je me vois comme un enfant normal avec la capacité d’apprendre plus rapidement ! Peut-être un peu plus sérieux qu’eux. Parfois, j’ai l’impression que ce sont eux qui sont plus jeunes que moi. Cette classe avait une mauvaise ambiance et j’ai passé l’année à avoir mal au ventre, à la tête, c’est l’année où j’ai eu le plus d’absence. Cette année je suis avec des élèves assez sympas.
Depuis tout petit, je sais que je suis précoce et grâce à l’association AEHPI LR, j’ai rencontré d’autres enfants comme moi et j’ai pu me faire des amis que je n’aurai pas pu me faire à l’école car je suis plus jeune et c’est donc dur de s’intégrer.
Parfois, je m’imagine avec des garçons de mon âge et passer toute une journée dans leur classe et je me dis « finalement, il y a pire ! ».

Je pense que j’ai bien de la chance d’être content de me rendre au collège et de ne pas m'y ennuyer. Même si encore pour moi, certaines matières comme les maths, restent assez faciles. Un jour ma mère m’a demandé si finalement c’était la bonne solution et si je regrettais d’avoir autant de différence d’âge avec les autres élèves. Sans hésiter j’ ai répondu que la bonne solution, ce serait peut-être d’aller encore plus vite, pour passer le moins de temps à l’école, tout concentrer le matin pour avoir du temps pour voyager, lire des tas de livres, aller à la piscine, jouer à l’ordinateur ou ne rien faire du tout !

L'élève HPI visuel, auditif ...   propositions

ESPERANT apporter de l'eau O moulin qui mouline ... dans l'histoire chacun sait qu'il est IMPOSSIBLE de réformer quoi que ce soit...
J'aime l'idée plus constructive de suivre le chemin tracé par notre madame du gouvernement sc po et énarque (je n'ai plus son nom) qui a créé, l'attention des parents et avec le soutien du gouvernement, Le site pour que les parents crééent leur école...
LE PB de tous les parents C'est le temps. Véro c'est là dedans qu'il faut se lancer et dépenser ton énergie (TOUT ce qu'il te reste...  il y a AGIR puis REAGIR avant d'être pompé jusqu'à la moëlle...)
Si vous n'avez pas lu cet article et souhaitez le retrouver je vais tenter de le retrouver (un magazine challenge de cette année, ce me semble ...). Bref, tout un programme soutenu par le gouvernement à lancer avant 2012 ! merci pour votre EXTREME investissement !

1/ Refonte du mode de travail actuel : Bcp d'attention demndée en cours avec bcp d'oral et les enseignants ne veillent pas à mettre par écrit la moelle du cours étudiée au travers de docs/vidéos/photos/textes...
En fait ce type de travail sur doc (qq soit le support) aboutit à des prises de notes et donc bcp d'infos éparses (dont des notes perso de l'enfant.. hum!) décrivant travail sur document que l'enfant ne sait pas retravailler seul chez lui.
- ex1: ma fille en 5ème (enfant visuel) en Hist/géo : cours avec bcp d'oral et de travail sur documents mais le texte du cours n'intégre pas ces études de docs. L'enfant a du mal à faire le lien/intégrer ses études orales au cours lsqu'il relit son cours. L'enseignant doit lui montrer sa démarche = lien entre les docs et le cheminement du cours car l'enfant met naturellemnent de côté cartes géo et documents historiques/graphiques car son cerveau ne sait pas apprendre le visuel qu'il considère comme de l'anecdote. L'enseignant doit "écrire le visuel" dans le cours.
Stress de ma fille à chaque contrôle car ne sait pas par où prendre le cours. Le prof donne une fiche de questions pour travailler dont elle ne trouve pas les réponses dans son cours écrit ...Aïe !
Mon fils avec ce même enseignant d'hist/géo = Bcp d'écoute, bcp d'interêt et nous racontait toutes les anecdotes mais jamais d'excellentes notes car ne parvenait pas à apprendre ce cours... qu'il croyait avoir assimilé en classe en écoutant.
- ex2: langue allemande. Notre fils en 3ème (enfant auditif) avec ALLEMAND : idem bcp d'oral en allemand. Même pb qu'avec ma fille à la prise de note avec le prof qui demande prise de note et bcp d'écoute/attention.
Enfant serait capable d'écoute ? mais pb relationnel et blocage avec enseignant + surcharge d'heures de cours.
Prendre des notes car cela nécessite 100% d'attention (même à la fac BAC +4 les profs dictent !?).

2/ Surcharge d'heure de cours= L'enfant est trop nerveusement fatigué et donc impossible de maintenir une attention identique de 8h-12h / reprise 13h30-16h30.
Car les emplois du temps intègrent bcp d'heures d'étude

3/ pb salles études : étude très bruyante pas d'endroit où "pauser" son cerveau. Interdit d'étudier au CDI et pas assez de places.... dommage! car Besoin de salles favorisant l'étude= ambiance feutrée (revêtements sols silencieux type moquette, meubles au murs ou étagères pour limiter la résonnance etc. bref bibliothèque avec revues pour ceux qui ne veulent/peuvent pas travailler...)

4/ Nos ados ont besoin de sommeil et on les fait lever bcp trop tôt ! (on sait qu'il s'endorment tard et sommeil pas très bon cauchemars...)

5/ On les fait travailler aux pics de la " sieste" (11h30 hypoglycémie quand déjeuner 7h00) et 13h30 (sortie de la cantine 13h00).
Les cours de 11h-12h et 13h-14h00 les enfants travaillent à 20% de leurs capacité...

6/ Nos ados ont bcp d'énergie créatrice = on ne stimule pas suffisamment le cerveau créateur leurs aptitudes en sport/arts/musique. Il faudrait du 50/50 pour oxygéner les cerveaux.

RYTHME IDEAL ?

- 8h30-12h30 de travail concentré/intellec
- 13h30-15h30 sport/musique/arts (dans ou hors collège)
- 16h00/19h00 Goûter/devoirs.

7/ poids cartables : pourquoi ne pas équiper les enfants d'IPAD avec les livres dessus en cours ? et donner les livres papiers (pour qu'ils restent à la maison) ou licence accès pour les parents demandeurs équipés d'un IPAD/ordi à la maison.